La conseillère d'Etat Heidi Hanselmann a été obligée de se justifier devant les médias. Les informations ont été retenues pour des raisons de protection de la personnalité, affirme-t-elle lors d'une conférence de presse.
Le mari de la patiente décédée ne souhaitait pas que l'affaire soit rendue publique. La famille a reçu un dédommagement financier, apprend-on également.
Maintenue à son poste
Au-delà de la communication lacunaire, le maintien de la cheffe du service gynécologique à son poste a également suscité des interrogations. La médecin qui dirige le service depuis 2000 a été condamnée à 24 mois de prison avec sursis.
Une de ses patientes était décédée d'une hémorragie en 2007 après avoir accouché d'un enfant mort-né. Un diagnostic incorrect avait été établi. La femme de 34 ans était enceinte de son huitième enfant.
Bon bilan
Vendredi, le conseil d'administration de l'hôpital a décidé de maintenir définitivement la gynécologue en poste, a fait savoir la chancellerie cantonale. Les responsables soulignent qu'elle présente un bon bilan.
En tout, seuls neuf cas relevant de la responsabilité civile ont été recensés depuis son arrivée. Dans trois cas, dont celui de 2007, des dédommagements ont été versés. Par ailleurs, elle est suivie par un coach avec lequel elle discute une fois par semaine des cas complexes.
Deux des trois autres médecins également poursuivis pour homicide par négligence, un anesthésiste et une gynécologue, ont été acquittés lors de leur procès mercredi. Le troisième, le chef du service d'anesthésie, doit lui comparaître mardi prochain.
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