Mardi dernier, lors de la conférence de presse de présentation du contrat Gripen signé avec la Suède, Ueli Maurer ne l’a pas caché et a été très clair: «Comme toujours, il faudra trouver des solutions avec la population. Mais malheureusement, il faut dire que les nouveaux avions de combat n’ont pas le même développement que l’aviation civile: ils sont toujours plus bruyants. On est sur le même niveau de bruit que le F/A-18», a expliqué le ministre de la Défense.
Une problématique annexe à ce complexe dossier du Gripen qui pourrait devenir problématique durant les années 2016 à 2020. Surtout pour les riverains de deux aérodromes militaires en terres romandes: Sion et Payerne. Car c’est justement cet appareil – le Gripen C/C - que la Suisse veut louer à la Suède, pour un montant de quelque 44 millions de francs suisse par année, pour assurer l’intérim en attendant la livraison des Gripen E nouvelle génération.
«Il n’y a pas que la qualité qui joue un rôle, mais aussi la quantité!»
Markus Gygax, le chef de l’armée de l’air, interrogé à ce sujet s’est voulu rassurant. Les horaires d’activité habituels des avions sont connus, a-t-il expliqué. Mais il a aussi laissé entendre que lors des engagements renforcés de police de l’air, comme lors du WEF, les procédures d’intervention devraient être repensées.
Dans son court exposé face à la presse mardi dernier, Markus Gygax a beaucoup insisté sur le fait qu’ «il n’y a pas que la qualité qui joue un rôle, mais aussi la quantité!»
Le dessein est évident, et a également été souligné par divers experts militaires face à la sous-commission de sécurité (selon nos informations), avec un avion moins performant, il faut en disposer de davantage pour assurer des rotations plus régulières: donc plus d’atterrissage et de décollages. (Newsnet)
Créé: 31.08.2012, 10h32
0 comments:
Enregistrer un commentaire