La tentative de piratage du calculateur de primes maladie de la Confédération par comparis.ch est prise au sérieux par le conseiller fédéral Alain Berset. Une plainte pénale est à l'étude. Comparis reproche à l'organe de surveillance de vouloir être juge et partie.
L'attaque informatique par un collaborateur de comparis.ch contre priminfo.ch, le comparateur de primes de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), pourrait rebondir devant la justice. "Une plainte pénale est à l'étude", a indiqué samedi une porte-parole du Département fédéral de l'intérieur.
Alain Berset veut réagir
Ariane Geiser confirmait ainsi une information des sites de plusieurs médias alémaniques. "Depuis jeudi soir, nos juristes planchent sur les modalités et les perspectives d'une telle plainte", précise-t-elle. Une décision devrait tomber "dans les jours à venir", selon elle.
Alain Berset prend cette affaire très au sérieux, a ajouté la porte-parole. Cette dernière confirme par ailleurs la volonté du chef du Département de l'intérieur de revaloriser le site gratuit de la Confédération pour le rendre plus "facile et efficace" pour l'utilisateur.
Pistes à l'étude
Un accord passé en juin entre l'OFSP et comparis.ch avait rogné certaines fonctionnalité du site fédéral, faute de bases légales. Là aussi, des changements sont à l'étude, comme de créer les bases légales nécessaires pour, notamment, permettre les liens directs vers les assureurs, selon Ariane Geiser.
Une autre piste consiste à collaborer davantage avec les associations de protection de consommateurs. "Des contacts ont déjà eu lieu et se poursuivront en lien avec ce dossier", a-t-elle expliqué. "Mais d'autres questions légales doivent être éclaircies, comme celle de la protection des données."
ats/dk
Une affaire révélée par L'Hebdo
La tentative de piratage de priminfo.ch a été révélée jeudi par L'Hebdo. Accusé, le site comparis.ch avait tenté d'empêcher la parution du magazine avec des mesures superprovisionnelles.Après une enquête interne, la société zurichoise révélait toutefois jeudi soir qu'un de ses employés avait admis avoir testé en 2011 les mesures de sécurité du site de l'OFSP.
Ce collaborateur, pas du tout en charge des comparaisons de primes, a été licencié avec effet immédiat.
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