Le directeur des CFF sait que le débat sur les prix agite le milieu politique et provoque le mécontentement des passagers. Mais il estime qu'il est nécessaire d'aborder de front «ce thème impopulaire et laid»: un plus grand réseau, avec des trains plus confortables et plus nombreux, cela se paie.
L'Etat doit-il mettre davantage la main à la poche? Cette option lui paraît peu vraisemblable car l'Etat subventionne déjà 50% du prix d'un billet de transports. «Vu le contexte économique, il est peu probable que la Confédération bénéficie de plus de rentrées fiscales», suppose Andreas Meyer.
Wagons à double étage
Le patron des CFF s'adresse donc aux passagers, et à leur porte-monnaie, pour financer les améliorations. A destination des Romands, il souligne que les CFF investissent beaucoup sur l'arc lémanique. «Nous introduisons des wagons modernes, à double étage, climatisés et plus confortables». Lyrique, il ajoute: «Je sens que les clients comprennent de plus en plus qu'ils doivent participer à l'extension de ce fantastique réseau».
Les hausses de tarif ne font-elles pas fuir les passagers? N'est-ce pas la raison pour laquelle le trafic voyageur est en baisse pour la première fois? «Faux, répond le bouillant patron des CFF. D'ailleurs les abonnements généraux sont en augmentation de 1,5%». Il explique la baisse du nombre des voyageurs par le recul du trafic touristique et de loisirs.
+ 5,2% en décembre
Dès le 9 décembre 2012, les passagers payeront leurs déplacements ferroviaire en moyenne 5,2% plus cher.
Les tarifs vont-ils encore augmenter à l'avenir et dans quelles proportions? Cela dépend des discussions à Berne au niveau politique. Andreas Meyer souhaiterait que l'on clarifie les choses concernant la participation des clients au prix du billet. «J'aimerais avoir une convention politique qui définisse clairement quelle proportion les gens doivent payer. Ce serait une grande amélioration.»
(Newsnet)
Créé: 05.09.2012, 10h40
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