Le nouveau venu dans le monde de la grande distribution offre 5000 produits sur 460 m2. Des cosmétiques aux fruits et légumes en passant par le papier de toilette et la viande, tout est bio. «Notre assortiment est suffisamment complet pour combler les besoins d’un consommateur. Quant aux produits bio que l’on trouve déjà dans les supermarchés de Migros-Zurich, ils sont vendus ici au même prix», ajoute le porte-parole. Si le local avait offert plus de place, Alnatura-Migros aurait même ajouté des couches-culottes dans les rayons.
Pour séduire sa clientèle, le magasin joue la carte écolo jusque dans les moindres détails: tous les produits réfrigérés sont rangés derrière des portes vitrées, afin d’économiser au maximum la consommation d’électricité.
«C’est un projet pilote dont la durée n’a pas été déterminée et qui est suivi attentivement par toutes les autres Migros régionales», souligne encore Rolf Fuchs. Des supermarchés Alnatura-Migros bientôt en Suisse romande? Ce n’est pas de la science-fiction. Aussi bien Migros Genève que Migros Vaud marquent leur intérêt pour l’expérience. «Selon les résultats zurichois, nous aviserons de la pertinence ou non de suivre cette voie», répond Isabelle Vidon, des relations publiques de Migros Genève.
Même son de cloche chez Migros Vaud: «Depuis trois ans, le marché du bio progresse constamment, entre 10 et 15% par année», rappelle Evelyne Emeri, responsable de la communication. Qui ajoute: «Les résultats zurichois seront suivis, analysés et, bien entendu, déterminants.»
Pas d’inquiétude chez Coop
Chez Coop, on joue la décontraction face au nouveau venu. Pour Dominik Schneider, porte-parole du géant bâlois, «Coop est clairement leader sur le marché suisse du bio et présente même l’une des offres les plus grandes dans ce domaine au niveau mondial».
Dans la filiale de Coop du quartier zurichois de Höngg, située à deux pas d’Alnatura, de nombreux produits bio sont plus chers que ceux de la nouvelle enseigne de Migros, si l’on excepte les marques comme Weleda dont les prix sont identiques et… le papier ménage, nettement moins cher chez Coop. Mais la nouvelle donne ne décourage pas Basim Dushica, le gérant du supermarché, pour qui «l’arrivée d’un nouveau venu, c’est aussi un défi passionnant».
Pour la Fédération romande des consommateurs (FRC), le nouvel acteur dans le monde suisse du bio est perçu plutôt avec bienveillance. Mathieu Fleury, secrétaire général de la FRC, note ainsi: «Je ne peux que me réjouir d’un nouveau concurrent qui va exercer une pression sur les prix. Avec un bémol: que la nouvelle chaîne ne représente pas un danger pour les petits marchés bio de proximité.»
Au Topinambour, un magasin bio de quartier à Lausanne, Martine Soncini, la gérante, estime que les petits commerces ne seront pas forcément menacés par la nouvelle chaîne de supermarchés. «Notre personnel très spécialisé est capable de donner des conseils que vous n’obtiendrez jamais dans une grande surface!» (Le Matin)
Créé: 10.09.2012, 08h43
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