Le Vert genevois Antonio Hodgers propose d'introduire un permis travail-formation d'une durée limitée pour les ressortissants des pays extra-européens. Il lance cette proposition en plein débat sur l'immigration.
Le conseiller national genevois Antonio Hodgers lance l'idée d'un permis de travail et de formation temporaire, valable entre un et deux ans, pour les étrangers en provenance de pays-tiers - les Etats qui ne sont pas liés par les accords de libre circulation et dont les ressortissants ne peuvent pas obtenir de permis de travail en Suisse.
Aujourd'hui, seul le personnel très qualifié et spécifique en provenance des pays extra-européens peut obtenir un permis contingenté. Or l'économie suisse a besoin de main d'oeuvre pour des travaux peu qualifiés que ni les Suisses, ni les Européens ne sont prêts à accepter aux conditions proposées. C'est le paradoxe relevé par le conseiller national écologiste genevois. Il faut donc repenser l’immigration pour tenir compte des nouvelles réalités.
Eviter le travail clandestin
Malgré la stricte limitation légale, la migration économique est de toute façon une réalité, constate le parlementaire. Mais celle-ci se fait souvent dans l’ombre, comme en témoignent les 200'000 à 300'000 sans-papiers qui travaillent au noir dans notre pays. Une autre filière utilisée, notamment par des ressortissants du Maghreb, est celle de l'asile. La troisième solution tentée par une petite minorité est celle de la criminalité. "Ces gens-là, aujourd'hui, n'ont pas d'autre possibilité en Suisse que ces trois portes", relève Antonio Hodgers.
"Ma proposition vise à créer un statut qui part aussi du constat que souvent ces migrants, quand ils quittent leur pays, partent avec l'idée d'un retour", poursuit-il. D'où l'idée de ce permis provisoire, qui accompagnerait l'immigration, pour permettre à ces personnes de travailler dans les secteurs dont l'économie suisse a besoin, tout en leur donnant aussi des droits.
L'espoir d'un retour au pays
"Pendant ces années-là - un ou deux ans - ils pourraient aussi faire une formation en lien avec les besoins de leur pays d'origine. Et leur papier en poche, retourner chez eux et redémarrer leur vie dans leur pays d'origine", explique l'élu écologiste.
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