mardi 11 décembre 2012

Le Conseil national défend le service militaire obligatoire

11.12.2012 13:02 La majorité du National défend une armée forte de 100'000 hommes. [Laurent Gilliéron - Keystone]La majorité du National défend une armée forte de 100'000 hommes. [Laurent Gilliéron - Keystone]
La majorité du Conseil national a descendu en flèche mardi l'idée d'une abrogation du service militaire obligatoire voulue par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). Les débats se poursuivent mercredi.

L'abrogation du service militaire obligatoire s'est attiré mardi les foudres d'une majorité de députés du Conseil national. L'initiative du GSsA, qui vise une armée de milice volontaire, mettrait en péril la sécurité du pays, estiment-ils. Seule la gauche la soutient.

Le Parlement n'a pas encore déterminé sa recommandation de vote au peuple, le débat se prolongeant mercredi. Mais la teneur des premiers débats ne laisse planer aucun doute. L'abrogation du service militaire obligatoire pose plus d'inconvénients que d'avantages, ont relevé les rapporteurs de commission.

Sous-effectifs en question

Avec la proposition du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), on ne parviendrait jamais à l'objectif de 100'000 hommes et l'armée se retrouverait en sous-effectif, ne pouvant plus réaliser les tâches de sécurité qui lui incombent. "Or la sécurité ne se délègue pas", a souligné Urs Schläfli (PDC/SO).

De nombreux pays ont opté pour une armée professionnelle. Mais ils font souvent face à trop peu de candidats. "Ainsi, l'armée espagnole recrute en Amérique latine, la Grande-Bretagne dans les prisons et la Suède se retrouve en manque de soldats", a rappelé Yvan Perrin (UDC/NE). En outre, le modèle du GSsA n'existe nulle part, a-t-il relevé.

ats/moha



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