Entre deux nuits passées à ramener les conducteurs éméchés, des bénévoles de l’association livrent leurs anecdotes les plus cocasses. Saoul, un type appelle Nez rouge pour qu’on le raccompagne chez lui avec son véhicule. Quand l’équipe
arrive sur le parking, le client panique. Il ne trouve plus sa voiture. Tous se mettent à la chercher. Le froid aidant, il reprend ses esprits et, soudain, se souvient s’être déplacé en train. Ou encore celle-ci: le coup du client introuvable qui s’est endormi dans le coffre de son auto. Des petites histoires aussi facétieuses que celles-ci, les volontaires de l’association en ont beaucoup. En 23 ans de service, l’organisation a passé le cap des 100 000 bénévoles dans la nuit du 24 décembre dernier. Pour marquer le coup, ils se prêtent au jeu des confidences. «Un père et son fils, tous deux encaveurs, soupaient au bistrot du coin, raconte Nicolas Hrdina de la section Valais. Bien imbibés, ils rentrent chez eux chacun de leurs côtés, gardant secret l’appel à Nez rouge. Ils nous ont priés de n’en toucher mot à quiconque contre quelques bouteilles de vins et la promesse de se porter volontaires pour l’association. Non seulement, ils se sont retrouvés bénévoles ensemble, mais en plus, ils sont tombés tous deux sur leurs bouteilles de rouge au local!»
Il oublie sa femme
«On raccompagnait un monsieur. Il s’endort dans la voiture, se souvient Christel Sautaux de la section fribourgeoise. Arrivé chez lui, on entre dans sa maison et tout à coup, il répète: «Ma femme, on a oublié ma femme.» On est retourné la chercher à la fête. Elle ne s’était même pas aperçue que son mari était parti.» Dans le genre plus farfelu, elle ajoute: «Un client très aimable nous a proposé d’introduire directement l’adresse de son domicile dans le GPS pour qu’on ne se perde pas. Une fois devant la maison, horrifié, il s’est rendu compte qu’il était chez son ex-femme.»
Les bénévoles s’étonnent chaque année de la générosité des gens. Même sans argent, ils trouvent des dons originaux. «En attendant Nez rouge, un client a découvert un chien abandonné. Il l’a donné à la bénévole. Elle l’a gardé depuis», se rappelle Jean Cuany de la section Broye. Quant au président de la section Lausanne-Morges, Serge Badan, il s’amuse souvent en entendant les messages laissés sur le répondeur. «La journée, à trois heures de l’après-midi, certains nous appellent alors qu’on est disponible de 22 h à 5 h du matin. Ils croient que c’est un service de rapatriement et que c’est gratuit parce que c’est Noël.» (Le Matin)
Créé: 27.12.2012, 09h54
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