Après les échecs subis par tous les projets de réforme de la prévoyance vieillesse, il est douteux de croire qu'un paquet global sera mieux accepté, a affirmé mardi le conseiller national Thomas Weibel (PVL/ZH) devant la presse. En outre, «nous déplorons le rythme de sénateur prévu par le calendrier», a renchéri Guy Parmelin (UDC/VD).
Economies en tête
Pour lui, il s'agit de mettre les bouchées doubles, «quitte à procéder en plusieurs étapes et avancer en parallèle avec les dossiers sans les mélanger». En clair, la droite veut privilégier le relèvement de l'âge de la retraite pour les femmes de 64 ans à 65 ans, avec à la clé plus de 800 millions d'économie.
Second axe prioritaire: la mise en oeuvre d'une mécanisme de frein à l'endettement devant permettre d'éviter un trou dans les caisses de l'AVS. Il s'agit de trouver un «dénominateur commun» pour accélérer, a justifié Ignazio Cassis (PLR/TI).
Si la situation du 2e pilier est jugée dramatique, l'alliance bourgeoise n'a pas de solution commune dans ce domaine. «C'est à l'exécutif de présenter un projet concret; nous lui demandons uniquement de ne pas attendre 2020», a affirmé M.Parmelin.
Les cinq partis vont déposer en janvier une initiative parlementaire en faveur de l'introduction du frein à l'endettement pour l'AVS. Le Conseil fédéral veut lui aussi créer un mécanisme d'intervention donnant lieu à des mesures d'économies si les liquidités du fonds AVS tombent en dessous d'un certain seuil des dépenses annuelles.
Critiques
Un texte demandant le relèvement de l'âge de la retraite pour les femmes à 65 ans est déjà en mains de la commission de la sécurité sociale du Conseil des Etats. Ayant reçu l'aval de son homologue du National, celle-ci doit préparer un projet concret
Pour le PS, si les partis de droite «persistent à se comporter comme des francs-tireurs en alignant les mesures disparates, ils prennent le risque de tuer toute réforme dans l'oeuf», a réagi le parti dans un communiqué. La droite «se trompe lourdement si elle pense pouvoir imposer ses projets en matière d'assurance sociale sans tenir compte de la volonté populaire».
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