Ivica Petrusic, qui dirige une organisation zurichoise de défense de la jeunesse, veut protéger le droit des enfants à faire du bruit. A Wädenswil, dans le canton de Zurich, des habitants ont obtenu récemment par
voie juridique que les buts du terrain de football soient condamnés le week-end, de manière à ce que les enfants ne puissent pas s’adonner à ce jeu bruyant. Selon l’Organisation faîtière des associations de jeunesse zurichoise (Okaj), cet exemple n’en est qu’un parmi d’autres. Dans ce canton urbain, les habitants perdent de plus en plus patience face au bruit des enfants, constatent les travailleurs de terrain. Pour l’Okaj, il faut donc enlever aux gens la possibilité de déposer plainte contre le bruit des enfants. A l’image de l’Allemagne, où il ne peut pas être considéré comme une atteinte à l’environnement. « Les gens ont un niveau de tolérance assez bas, estime Ivica Petrovic, directeur de l’Okaj. C’est dû notamment au fait qu’ils habitent loin de leur travail. Lorsqu’ils rentrent chez eux le soir, ils ne veulent pas être dérangés. De plus, quand on ne passe que la nuit dans sa commune, on ne sait souvent même pas qui sont les enfants en question. Cela devient alors une affaire de police.»
Même si la voie juridique y est rarement empruntée, la Suisse romande n’est pas épargnée par le phénomène. « Nous devons souvent intervenir dans des affaires de bruit d’enfants», confirme le municipal en charge de la jeunesse de Lausanne, Oscar Tosato. Pour Kaj Noschis, chargé de cours à l’EPFL en psychologie de l’environnement, la solution se trouve dans la « coveillance » : tous les adultes doivent garder un œil sur les enfants, ce qui signifie également qu’ils peuvent les réprimander.
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Créé: 01.12.2012, 23h01
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