samedi 19 janvier 2013

Christophe Darbellay dénonce le PS

Le président du PDC a accusé samedi le Parti socialiste d'avoir encouragé le «non» allemand à l'accord à Rubik. Il s'est prononcé en faveur d'un impôt libératoire.Le PDC tient à l'impôt libératoire, malgré l'échec de l'accord fiscal germano-suisse. Son président Christophe Darbellay l'a affirmé samedi, rejetant l'échange automatique d'information et la remise en question du secret bancaire. Il a aussi accusé le PS d'avoir encouragé le «non» allemand à l'accord.

Cet échec est «dû à la social-démocratie allemande, largement aidée par la social-démocratie suisse», a lancé le Valaisan aux délégués du PDC réunis à Olten (SO). «Les socialistes suisses se sont mués en cavaliers auxiliaires», a-t-il ironisé, faisant allusion à la «cavalerie» évoquée en 2009 par l'ex-ministre allemand des finances Peer Steinbrück (SPD).

Le conseiller national a également appelé la place financière suisse à «assumer les responsabilités de ses actes» à travers un impôt libératoire. Cela permettrait de ramener le calme suite aux pressions exercées sur la Suisse.

Wegelin: la tête haute au tribunal

Le président du PDC a réitéré ses critiques contre deux anciens responsables de la banque privée Wegelin. Ces derniers avaient déclaré dans l'«Aargauer Zeitung» que le comportement frauduleux de la place financière suisse face aux Etats-Unis est généralisé.

Ces banquiers ont diffamé la place financière et le pays dans son ensemble, a dénoncé Christophe Darbellay. Et d'ajouter qu'il se présenterait «la tête haute» devant la justice, suite à la plainte déposée contre lui par les deux banquiers en question pour atteinte à la personnalité.

Feuille de route sur l'Europe

Dans le dossier européen, le démocrate-chrétien a exigé du ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter (PLR) qu'il présente «enfin» une feuille de route. Le président du PDC a en outre réaffirmé qu'il n'était pas question d'adhérer à l'Union européenne, tout en soulignant que les Bilatérales équivalent aujourd'hui à quelques détails près à l'accord sur l'EEE.

Défendant l'article constitutionnel sur la famille, d'inspiration démocrate-chrétienne, Christophe Darbellay s'en est pris aux opposants de ce texte soumis eu peuple le 3 mars, libéraux-radicaux en tête: «Les hommes du PLR jouent les machos et envoient les femmes du parti au charbon. (...) Chères femmes libérales-radicales, vous êtes les bienvenues chez nous!».

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