Avant l'assemblée, les sections cantonales de Zurich, d'Argovie, de Glaris et du Valais francophone avaient recommandé de voter oui à l'initiative Minder. Le vote de Zurich avait particulièrement surpris. C'est la section du conseiller national Christoph Blocher, opposé à l'initiative.
Soutien à Blocher
Dans son intervention samedi, l'ancien conseiller fédéral a mis en évidence les lacunes de l'initiative et les avantages du contre-projet. Ce dernier empêche les rémunérations abusives "sans menacer des milliers de places de travail" et peut entrer en vigueur rapidement, a dit Christoph Blocher.
L'original est toujours meilleur que la copie, a souligné pour sa part le conseiller aux Etats schaffhousois Thomas Minder. Le contre-projet porte la signature d'economiesuisse qui ne veut aucune régulation et qui dépense des millions de francs pour contrer l'initiative.
Une trentaine de délégués ont ensuite pris la parole. Environ deux tiers d'entre eux ont recommandé le non à l'initiative. Un délégué a souhaité laisser la liberté de vote: sa proposition a été rejetée par une très large majorité des 450 délégués présents.
Front bourgeois
Le parti vert'libéral (PVL) appelle les citoyens à rejetter l'initiative Minder le 3 mars. Réunis samedi en assemblée à Soleure, les délégués ont adopté ce mot d'ordre par 63 voix contre 48 et 12 abstentions.
Le parti rejoint donc les autres formations bourgeoises dans le camp des opposants à l'initiative "contre les rémunérations abusives": l'UDC, le PLR, le PDC et le PBD rejettent également ce texte.
Concernant l'article constitutionnel sur la politique familiale, les Vert'libéraux recommandent au peuple de glisser un "oui" dans l'urne, écrivent-ils. Ils ont adopté leur mot d'ordre par 104 voix contre 11.
Lors d'une assemblée en novembre, le PVL s'est déjà déclaré favorable à la révision de la loi sur l'aménagement du territoire, troisième objet des votations fédérales du 3 mars. (ats/Newsnet)
Créé: 26.01.2013, 15h56
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