dimanche 13 janvier 2013

«Il existe encore plusieurs tronçons dangereux»

par Olivia Fuchs - Après la collision entre deux trains survenues jeudi près de Schaffhouse, des experts tirent la sonnette d'alarme. Ils demandent à l'Office fédéral des transports de prendre des mesures supplémentaires.«Il existe au moins une douzaine de zones dangereuses sur le réseau ferroviaire suisse. Il faut absolument y installer des systèmes d'arrêt automatique des trains.» Plusieurs experts ainsi que le rédacteur en chef de la «Schweizer Eisenbahn-Revue», Walter von Andrian, tirent la sonnette d'alarme. Selon ces derniers, les CFF auraient introduit ce système en 1992. Mais pour l'instant, seuls 30% des quelques 11'00 signaux seraient équipés. «Avec l'augmentation du nombre de trains, le danger augment lui aussi», rappelle Walter Andrian.

Deux feux rouges grillés par semaine

Autre point inquiétant: En 2012, pas moins de deux feux rouges par semaine ont été ignorés en moyenne. Dans la majorité des cas, un accident a pu être évité, mais le non-respect d'un tel signal peu entraîner de lourdes conséquences.

Améliorer les tronçons dangereux

Malgré ces failles de sécurité, l'Office fédéral des transports (OFT) ne semble pas vouloir entreprendre des mesures supplémentaires de sécurité. Selon le dominical «SonntagsZeitung», plusieurs sources internes le confirmeraient. L'ex-régie aurait ainsi du faire preuve de beaucoup de conviction, pour que l'OFT leur accorde 50 millions de francs destinés à améliorer la sécurité dans les zones à danger. D'ici 2020, les CFF comptent équiper 1700 véhicules d'un système d'arrêt automatique des trains.

Réticence à agir

Le Service d'enquête suisse sur les accidents (SESA) avait par ailleurs exigé que des mesures supplémentaires soient prise sur une nouvelle ligne à Altdorf (ZH). Un accident avait pu y être évité de justesse. Mais là encore, l'OFT s'était montré réticent et avait préféré évaluer le rapport qualité prix d'une telle mesure.

«Nous sommes étonnés que l'OFT ne suive pas les recommandation de la SESA. Jusqu'à maintenant, la sécurité primait. Mais les choses ont changé apparemment», s'insurge Giorgio Tuti, président du syndicat du personnel des transports. Suite à l'accident survenu jeudi dernier près de Schaffhouse, les CFF attendent les résultats du rapport de l'enquête. Leur porte-parole, Reto Schärli, a affirmé que l'ex-régie fédérale décidera à ce moment s'il faut effectuer des travaux particuliers la ligne en question.

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