Agents pathogènes
Il s'agit principalement d'animaux qui ont été chassés dans la jungle ou dans la savane. Cette viande est ensuite fumée avant d'être importée en Suisse. Walter Pavel de la douane suisse signale: «La bushmeat impropre pue affreusement.» Mais l'odeur n'est pas le seul aspect qui cause problème. Un grand nombre d'agents pathogènes se cachent dans ces viandes partiellement crues et saignantes.
«En consommant ce genre de viandes, les hommes risquent d'attraper des virus, des bactéries des parasites. La consommation de ces viandes est très dangereuse», met en garde Edoardo Giani, spécialiste du commerce international auprès de l'Office vétérinaire fédéral. Les maladies dangereuses telles que la fièvre Ebola, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ou le sida sont les plus inquiétantes. Dans le cas de la fièvre Ebola, le simple contact avec la viande suffit pour être infecté.
Pointe de l'iceberg
«Le plus dangereux serait qu'un virus encore inconnu soit importé en Suisse. Cela peut donner naissance à des pandémies totalement nouvelles», s'inquiète Edoardo Giani. Des restes de «bushmeat» pourraient également être mangés par des animaux locaux. Ces derniers pourraient alors répandre des maladies comme la fièvre aphteuse. Selon les douanes, la situation est plus que critique. La viande confisquée n'est que la pointe de l'iceberg, selon elles.
Le marché illégal de la «bushmeat» en Suisse rapporte beaucoup, selon des experts. Ainsi, un steak de singe de 200 à 300 grammes coûte plus de 500 francs.
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