Rachid Hamdani a vécu des moments «tellement exceptionnels et si graves» que «je n'exclus pas» que le juge décide de ne pas donner suite, a expliqué à l'ats l'avocat après l'audience. «Nous ne contestons pas que le papier a été signé, la question c'est de savoir dans quelles conditions».
Si le juge de paix autorise néanmoins la poursuite, la cause devra être examinée sur le fond devant la justice. Il faut se souvenir de ce qui s'est passé, souligne Nicola Meier. La signature a été extorquée à quelqu'un «dans la détresse la plus totale» et qui avait passé 19 mois en captivité. Il ne voyait que cette solution pour pouvoir rentrer chez lui, rappelle l'avocat.
La somme réclamée par Saleh Zahaf, l'avocat libyen, est de surcroît exorbitante. Cela équivaudrait pour un avocat suisse à demander un million, ajoute Nicola Meier. En 2008, le régime de Kadhafi avait retenu Rachid Hamdani et Max Göldi en otage pour se venger de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève. Les deux hommes ont été libérés en février et en juin 2010.
Selon le site de 24 heures, Rachid Hamdani ne s’est pas présenté à l’audience de la justice de paix de Nyon jeudi. (ats/Newsnet)
Créé: 31.01.2013, 12h57
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