La première étape du projet énergétique 2050 de la Confédération a entraîné un afflux massif de 276 prises de positions au terme de la procédure de consultation jeudi. La stratégie du Conseil fédéral divise fortement.
La Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral divise fortement. La droite et les milieux économiques la rejettent ou la critiquent avec virulence, tandis que la gauche et les organisations environnementales la soutiennent mais jugent qu'elle ne va ni assez loin ni assez vite.
Ce paquet de mesures a entraîné une avalanche exceptionnelle de prises de position. Jeudi, l'Office fédéral de l'environnement en enregistrait 276, et il en attend encore d'autres ces prochains jours.
Vaste panoplie
La première étape du projet, en consultation jusqu'à jeudi, contient une vaste panoplie de mesures pour compenser l'abandon prévu de l'énergie nucléaire.
Mais plusieurs des acteurs consultés ont regretté que la réforme fiscale écologique ne soit prévue que dans une seconde étape. Elle fixera les outils de financement des mesures à prendre.
ats/lgr
Partis fortement divisés
Le PLR rejette le projet, estimant que les énergies renouvelables n'empêcheront pas la pénurie électrique.Selon le parti, il vaut mieux se concentrer sur l'efficacité énergétique, mais sans subventions ni impôts.
L'opposition de l'UDC est encore plus virulente: elle fustige le dirigisme du projet et son côté idéologique.
Les autres partis bourgeois - PDC, PBD et Vert'libéraux - y sont au contraire favorables, moyennant toutefois certaines corrections.
Dans le camp des opposants au projet, plusieurs acteurs refusent de renoncer aux réacteurs nucléaires de nouvelle génération.
Les Verts, le PS et les organisations environnementales et anti-nucléaires soutiennent la direction prise, mais il faudrait aller beaucoup plus loin ou plus vite à leurs yeux.
Par exemple en passant à 100% d'énergies renouvelables dès 2035 au lieu de 2050 ou en introduisant une taxe CO2 sur les carburants.
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