«Nous sortons d'une période pendant laquelle les relations entre les deux pays ont vraiment été tendues», concède l'ambassadeur. Selon lui, «les hauts fonctionnaires (des deux pays) avaient perdu l'habitude de se parler», notamment à propos des forfaits fiscaux.
«La France est dans une situation économique dans laquelle elle ne peut simplement plus tolérer certains privilèges», précise le diplomate, en place à Berne depuis juillet. «C'est avant tout une question d'équité fiscale», poursuit-il, notant que François Hollande «cherche un mode de relation amicale avec la Suisse».
Rubik peut attendre
Une nouvelle mouture de texte sur la convention sur les successions «est en cours de finalisation» à Paris, indique encore l'ambassadeur, alors que le premier texte avait soulevé un tollé en Suisse. Quant à une solution sur les avoirs non déclarés déposés par des Français en Suisse, il précise qu'après le non de Berlin à Rubik, «la question n'est plus d'une actualité brûlante» à Paris.
Enfin, à propos du blocage actuel dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE), notamment sur la question institutionnelle, l'ambassadeur de France affirme que Paris «aura un rôle de passerelle naturelle» dans ces discussions, concluant que personne n'a envie «que les choses continuent à se dégrader».
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