Criant «SOS Davos» et «Poor for being women» (pauvres pour être nées femmes), elles ont ensuite fait du bruit avec des sifflets. Les trois jeunes femmes sont ensuite passées au-dessus du grillage de sécurité, avant d’être immédiatement interpellées par les gardes. L’action n’a duré qu’une quinzaine de minutes.
«Femmes exploités»
«Les militantes de Femen sont venues crier SOS à Davos, SOS au nom de toutes les femmes du monde entier car nous en avons assez de ces hommes qui sont sous protection policière, qui mangent du caviar et boivent du champagne, et qui prétendent se soucier du sort des femmes», a expliqué la militante ukrainienne, Inna Shevchenko.
«Lorsqu’ils parlent des femmes lors des débats économiques, un seul sujet ressort -comment gagner plus d’argent grâce aux femmes- car elles sont toujours considérées comme des esclaves, des travailleurs bon marché que l’on peut exploiter», a poursuivi la militante qui vit désormais à Paris.
D'autres manifestants
Un groupe d'une vingtaine de manifestants a tenté de mettre en marche un cortège en direction du centre des congrès, à un peu plus d'un kilomètre de là. Ils ont rebroussé chemin après quelques mètres lorsqu'ils se sont heurtés à un mur de policiers sortis de nulle part, leur demandant de reculer.
A quelques pas d'eux, une cinquantaine de Sikhs ont appelé à l'arrestation du ministre indien de l'industrie Kamal Nath, présent à Davos, qu'ils accusent de génocide envers les sikhs en 1984.
"Flashmob" à Berne
Les opposants au Forum économique mondial se sont aussi manifestés à Berne. Quelques dizaines de personnes ont participé peu après 14h00 à une mobilisations éclair ("flashmob") dans le hall de la gare de Berne, a constaté un journaliste de l'ats sur place.
Subitement, des slogans appelant à "balayer le WEF" ("Wipe out WEF") ont retenti, des morceaux de papier sont tombés des étages supérieurs et une banderole est apparue, proclamant le rejet du capitalisme ("Still Not Love Capitalism").
L'action a duré deux minutes, puis les activistes ont disparu. Présentes sur place, les forces de l'ordre ont laissé les activistes agir, puis ont enlevé la banderole. (ats/Newsnet)
Créé: 26.01.2013, 16h24
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