lundi 21 janvier 2013

Les pendulaires vont encore râler

Les CFF n’ont pas atteint leur objectif en matière de ponctualité en 2012. Les retards sont en hausse. Vous vous plaigniez des retards des CFF en 2011 et vous n’avez pas aimé ceux de 2012. Pour la bonne et simple raison que la situation s’est détériorée, comme le révélait hier la NZZ am Sonntag. A peine remis du chaos suscité par l’introduction du nouvel horaire, on apprend que, l’an dernier, 12% des passagers sont parvenus à destination au moins 3 minutes plus tard que prévu. Contre 10,2% en 2011. Les CFF s’étaient fixé un objectif de 11%. Eh bien, c’est raté! A noter que le mois de décembre a été particulièrement critique, avec 24% de passagers en retard. A travers les chiffres publiés sur le site Internet des CFF (disponibles pour 13 villes seulement), il apparaît que Bellinzone (TI) est la gare où la ponctualité laisse le plus à désirer (23% de passagers en retard). Winterthour (ZH) fait au contraire office de meilleur élève, avec seulement 7,5% de passagers en retard. En Suisse romande, Lausanne en compte 11,2% et Genève 14,2%.

Travaux et météo en cause

Pourquoi ce recul de la ponctualité de près de 2% entre 2011 et 2012? Patricia Claivaz précise tout d’abord que ces chiffres sont «encore provisoires et doivent être consolidés. Ils sont donc à prendre avec réserve.» Néanmoins, la porte-parole des CFF évoque parmi les coupables la fermeture de la ligne du Gothard en juin et le temps exécrable en février dernier, notamment dans la région de Genève. Patricia Claivaz refuse de s’exprimer davantage et renvoie à la conférence de presse bilan qui sera organisée en mars.

Du côté du Syndicat du personnel des transports, on déclare prendre à cœur la ponctualité. «Mais, précise Peter Moor-Trevisan, son porte-parole, il ne faut pas qu’elle se fasse au détriment de la sécurité. L’horaire est plus dense qu’auparavant, le nombre de tâches à assumer est plus important, la pression est forte… Tout cela peut mener à des fautes d’inattention aux conséquences graves.» La classe politique, elle, a tendance à relativiser la situation. Luc Barthassat (PDC/GE), membre de la Commission des transports du National, prend 3 à 4 fois par semaine le train: «A chaque fois, je pars l’esprit tranquille. En Suisse, on n’a pas de problèmes de grève et nous avons l’un des meilleurs réseaux européens.» Que les usagers se rassurent, il leur sera épargné une autre raison de s’énerver: on a appris hier que le salaire d’Andreas Meyer, patron des CFF, et celui des cadres supérieurs de la régie ne seront pas augmentés en 2013. (Le Matin)

Créé: 21.01.2013, 09h18

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