Travaux et météo en cause
Pourquoi ce recul de la ponctualité de près de 2% entre 2011 et 2012? Patricia Claivaz précise tout d’abord que ces chiffres sont «encore provisoires et doivent être consolidés. Ils sont donc à prendre avec réserve.» Néanmoins, la porte-parole des CFF évoque parmi les coupables la fermeture de la ligne du Gothard en juin et le temps exécrable en février dernier, notamment dans la région de Genève. Patricia Claivaz refuse de s’exprimer davantage et renvoie à la conférence de presse bilan qui sera organisée en mars.
Du côté du Syndicat du personnel des transports, on déclare prendre à cœur la ponctualité. «Mais, précise Peter Moor-Trevisan, son porte-parole, il ne faut pas qu’elle se fasse au détriment de la sécurité. L’horaire est plus dense qu’auparavant, le nombre de tâches à assumer est plus important, la pression est forte… Tout cela peut mener à des fautes d’inattention aux conséquences graves.» La classe politique, elle, a tendance à relativiser la situation. Luc Barthassat (PDC/GE), membre de la Commission des transports du National, prend 3 à 4 fois par semaine le train: «A chaque fois, je pars l’esprit tranquille. En Suisse, on n’a pas de problèmes de grève et nous avons l’un des meilleurs réseaux européens.» Que les usagers se rassurent, il leur sera épargné une autre raison de s’énerver: on a appris hier que le salaire d’Andreas Meyer, patron des CFF, et celui des cadres supérieurs de la régie ne seront pas augmentés en 2013. (Le Matin)
Créé: 21.01.2013, 09h18
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