«J’ai découvert cela en même temps que tout le monde, avec surprise. Mais il avait déjà annoncé, dans son livre paru en 2010, qu’il démissionnerait si sa santé ne lui permettait plus d’assumer la charge de souverain pontife, qui est très lourde d’ailleurs. Quant à la suite, il est trop tôt pour en parler.»
Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg
«C’est très courageux»
«C’est une surprise. Les rares personnes présentes au Vatican en ce lundi férié ne parlent que de ça évidemment. En même temps, je ne suis pas étonné car c’est cohérent avec ce qu’il avait déjà annoncé avant sa nomination et dans son livre. C’est un geste d’une grande responsabilité et d’un grand courage. Un exemple pour tous.»
Grégoire Piller, sous-officier de la Garde suisse pontificale
«On n’a pas l’habitude»
«Ma première réaction a été la surprise. Normalement, un pape ne démissionne pas. L’échéance brève, à savoir le 28 février, peut laisser penser qu’il y a urgence. Quand il a été nommé, il avait déjà un certain âge, on pourrait espérer que le prochain soit plus jeune, car la tâche n’est pas de tout repos.»
Jean-Claude Basset, pasteur et spécialiste de l’interreligieux
«Un choix moderne»
«C’est une décision intéressante. On peut la trouver moderne. Elle contribue de mon point de vue à décaper l’idée mystique ou sulpicienne d’un pape condamné à mourir au poste. Il rend service à l’Eglise catholique: le ministère du pape sera désormais, sans doute pour longtemps, un poste temporaire.»
Denis Müller, professeur d’éthique théologique
«Il faisait la transition»
«Sa décision est très forte. Il faut être un homme très libre pour pouvoir la prendre. Mais tout le monde savait dès le départ que Benoit XVI n’était qu’un pape de transition. Il était donc logique que son pontificat soit court. Une transition vers quoi, en revanche, je ne sais pas.»
Ada Marra, conseillère nationale (PS/VD)
«Il m’inspire le respect»
«Sa décision m’inspire un immense respect. Il est humble et sage, monumental à vrai dire, d’admettre n’avoir plus les forces physiques de mener un Etat. La suite? Personnellement, je me fiche de savoir d’où viendra le prochain pape. Il faut que cela soit le candidat le plus solide intellectuellement et théologiquement.»
Dominique de Buman, conseiller national (PDC/FR)
«C’est sage»
«Je trouve cette décision très sage de la part de quelqu’un qui a un âge avancé et réalise qu’il pourrait bientôt ne plus être à la hauteur. Cela contraste avec les derniers mois intenables de Jean-Paul II. J’espère que le prochain pape se montrera plus ouvert. J’ai trouvé certaines de ses décisions un peu raides!»
Jacques-André Maire, conseiller national (PS/NE)
«Il est rare qu'un pape démissionne»
Christophe Darbellay, le président du PDC suisse, se dit surpris car "il est rare qu'un pape démissionne". Avant d'ajouter "je n'avais rien contre Benoit XVI mais j'étais un fan de Jean-Paul II qui lui, aura marqué l'histoire". L'avenir? "J'attends du prochain pape qu'il aborde des sujets de société comme la place de la femme dans l'Eglise ou le célibat des prêtres".
«Un acte de courage»
"C'est un acte de souverain, un acte de courage qui mérite beaucoup de respect. Je souhaite au Saint-Père la bénédiction de Dieu."
Mgr Felix Gmür, Evêque du diocèse de Bâle (Le Matin)
Créé: 12.02.2013, 07h02
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