Membre de ladite commission, Daniel Sormanni (MCG) en a informé le Bureau du Conseil municipal. Il a demandé à ce que la décision soit annulée, comme l’a révélé jeudi la Tribune de Genève. Du coup, Alberto Velasco a décidé vendredi de diminuer le temps des séances, qui duraient généralement de 17 h à 22 h. Les conseillers municipaux pourront dès lors prendre leur repas en famille et boire ce qu’ils entendent…
Au «Matin», Alberto Velasco confie qu’effectivement à partir de 20 h 30 (soit après la pause), il devient difficile de travailler dans de bonnes conditions. «Les noms d’oiseaux fusent et je pense que cela ne va pas dans le sens de l’institution que nous représentons.» La décision du président prend l’aspect d’un crime de lèse-majesté. Alors, pour calmer les esprits, Alberto Velasco précise aujourd’hui qu’il n’interdit pas aux membres de boire de l’alcool: «Je ne veux juste pas en mettre à disposition. Si les gens veulent venir avec une fiole ou un tonneau de saint-bernard, qu’ils le fassent!»
«Réaction disproportionnée»
«Cette réaction est disproportionnée», indique sobrement le PDC Jean-Charles Lathion, rappelant qu’il s’agit de deux flacons pour quinze personnes. «En plus, ces deux bouteilles, on ne les finit pas», ajoute l’UDC Pascal Rubeli. «On nous a déjà supprimé les sodas et la fontaine à eau, rigole Salika Wenger. Plus sérieusement, je trouve que le président outrepasse ses fonctions. Ce n’est pas à lui de dire ce que l’on doit boire et manger!»
Derrière la décision d’Alberto Velasco, il y a autre chose. Et notamment le fait que certains municipaux se comportent globalement plus mal qu’auparavant. On le voit notamment au cours des séances retransmises à la télévision. Dernièrement, au cours d’une commission des finances, l’un des membres, également MCG, a entonné l’Internationale alors qu’un syndicaliste était auditionné. «L’ambiance est déjantée, c’est un bordel sans nom, confie une source. Et Alberto Velasco a parfois de la peine à tenir les séances.»
Président d’une autre commission, à savoir celle des travaux, Alain de Kalbermatten explique pour sa part que, lors des pauses, deux bouteilles sont également à disposition. «Et par pure camaraderie, j’offre parfois une bouteille en plus. Il faut relativiser: «Bacchus permet aussi de dire certaines vérités!» (Le Matin)
Créé: 09.02.2013, 09h15
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