Selon Mandiant, qui a longuement hésité avant de rendre publique son enquête, une unité secrète nommée «61398» opère depuis un bâtiment militaire à Shanghai. Elle dépendrait du Troisième Département de l'armée du peuple. La Chine rejette les accusations. «Si les soupçons faisant état que la Chine était au courant de ces cyberattaques se confirment, le Conseil fédéral doit agir», exige Thomas Hurter, vice-président de la commission de la politique de sécurité du Conseil national. «La Suisse ne va pas pour autant mettre en danger les relations économiques avec la Chine», affirme Myriam Dunn Cavelty du centre d'études de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich.
Max Klaus, de la centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information, relativise et rappelle que la Suisse est victime de cyberattaques presque tous les jours: «La Suisse protège bien ses infrastructures critiques. Elle collabore aussi activement avec des réseaux internationaux contre la cybercriminalité.»
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