Les opposants à l’initiative contre les salaires abusifs ont la gueule de bois. Le patron de Novartis l’a reconnu: il va toucher 72 millions de francs «pour ne pas aller à la concurrence»! Ce week-end, Vasella a fait gagner Minder. A droite, la fureur est à son comble. L’aveu du patron de Novartis,
Daniel Vasella, sur l’indemnité touchée - 72 millions de francs pour ne pas travailler pour la concurrence - ne pouvait pas plus mal tomber, à deux semaines des votations du 3 mars prochain sur l’initiative sur les salaires abusifs. Philipp Müller, lui-même, le président du Parti libéral-radical suisse (PLR) reconnaît: «Si Daniel Vasella avait voulu faire voter l’initiative Minder, il ne s’y serait pas pris autrement! Il nous a tiré une balle dans le pied. Dès demain, on ne parlera plus de l’initiative Minder, mais de la Lex Vasella!» Le contre-projet lui-même semble également en danger.
Doris Fiala, conseillère nationale (PLR/ZH) avance, elle, l’hypothèse d’une ruse de Novartis : « Et si, en fait, Vasella voulait faire passer l’intiative Minder… Cela permettrait à Novartis de délocaliser sa recherche hors de Suisse, en pouvant accuser le peuple de son mauvais choix. »
Le sondage SSR-GFS montrait déjà, fin janvier, que 65% des gens étaient favorables à l’initiative Minder, cette nouvelle ne va pas inverser la tendance. D’autant que, selon les spécialistes, plus de la moitié des votants décident s’ils vont aller voter ou non les quinze jours qui précèdent le jour de la votation. C’est là également qu’ils décident aussi ce qu’ils votent.
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Créé: 16.02.2013, 23h00
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