Cette onzième édition, organisée en marge de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, veut protester contre la politique du deux poids deux mesures imposée par les raisons d’Etats, a expliqué son directeur.
Du Mali à la Syrie
D’un côté, une intervention fulgurante au Mali pour mettre fin à la terreur islamiste, de l’autre côté une inaction honteuse de la communauté internationale face aux crimes perpétrés par le régime de Bachar al-Assad, a-t-il affirmé.
La cinéaste syrienne Fadwa Suleiman, exilée en France, symbole de la résistance, a accepté de faire partie du jury du festival. Elle participera à une soirée consacrée à son pays avec l’ex-procureure Carla del Ponte le 7 mars, avec la diffusion d’un documentaire de la RTS «Syrie, feu sur les médecins».
Ai Weiwei: un acte politique
Invitée du festival, mais privée de passeport, la star chinoise de l’art contemporain Ai Weiwei a également accepté, à distance, de faire partie du jury, «un acte politique», a souligné Léo Kaneman. Un débat donnera la parole à des dissidents chinois.
Cette édition est dédiée également à Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise de 15 ans agressée sauvagement par les talibans, et encore hospitalisée. Son père sera présent à la cérémonie d’ouverture et un débat consacré à la situation au Pakistan.
La dictature Karimov
Le festival dénoncera également «le silence international» sur les forfaits d’Islam Karimov, président de l’Ouzbékistan, «la pire des dictatures d’Asie centrale», lors d’une soirée-débat.
Le Sri Lanka et ses atrocités seront à nouveau dans le collimateur, de même que «le déni de démocratie» en Russie ainsi que la violence en Amérique centrale.
De nouvelles thématiques, comme l’utilisation des drones et la guerre de l’eau, avec Riccardo Petrella, seront en outre évoquées.
Débat sur le Proche-Orient
La situation au Proche-Orient n’est pas oubliée, avec un dialogue le 3 mars entre Leïla Shahid, déléguée générale de Palestine auprès de l’Union européenne et le colonel israélien Shaul Arieli, membre du comité de l’Initiative de Genève.
Une discussion autour de «La Suisse, paradis des multinationales?» est également prévue. L’édition de l’an dernier avait attiré plus de 20’000 personnes sur dix jours. (ats/Newsnet)
Créé: 20.02.2013, 16h04
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