«Ce n’est pas son succès qui m’irrite, mais son manque de conviction!», accuse Pascal Couchepin. S’il lui prête quelques qualités, «il a le charme et le talent d’un politicien très professionnel dans sa communication», l’ex-conseiller fédéral insiste sur le profil d’un Oskar Freysinger «qui porte toujours la dernière idée à la mode, qui aime le spectacle et les défis, mais qui ne tient pas ses promesses».
En résumé, Pascal Couchepin soupçonne Oskar Feysinger de n’être qu’un showman sans consistance.
Et Pascal Couchepin de lister ses reproches à celui qui a raflé, dimanche dernier, 56913 voix, soit le 44,5% des suffrages exprimés. Et l’ex-ministre libéral-radical de tirer en rafale: «Quand l’UDC a soutenu le sauvetage d’UBS par la Confédération, Oskar Freysinger s’y est opposé avec véhémence. Il avait promis de fonder un Club des irréductibles opposants. Aujourd’hui encore, je n’ai rien vu venir . Quand le groupe de presse français Hersant a racheté le quotidien Le Nouvelliste, il avait promis de se battre pour garantir l’ancrage local du journal. Naturellement, il n’a rien fait!»
Des effets d'annonce
Très en verve, Pascal Couchepin ne s’arrête pas là et rappelle encore qu’après l’assassinat de la skieuse Corinne Rey-Bellet par son mari, Oskar Freysinger avait promis – au nom de l’orphelin – une loi pour permettre le droit de visite des grands-parents. «Je n’en plus jamais entendu parler!», se souvient Pascal Couchepin.
«Récemment encore, lorsque des familles Roms ont laissé un terrain en mauvais état après un mariage à Collombey, il avait encore promis une «Lex Roms»… Il en est resté aux déclarations. Et ce ne sont que quelques-uns exemples parmi d’autres», conclut Pascal Couchepin.
La passe d’arme entre les deux hommes avait commencé tout de suite après le premier tour des élections valaisannes. Oskar Freysinger avait déjà dû répondre aux attaques de Pascal Couchepin.
«Il me compare à un acteur de théâtre et sous-entend que je vais commencer à travailler et à me frotter à la réalité politique, c'est le sommet de l'arrogance», s’était défendu avec force le conseiller national UDC, désormais élu conseiller d’Etat valaisan. (Newsnet)
Créé: 18.03.2013, 11h51
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