L'exemple de l'Allemagne montre qu'il n'est pas possible de recruter assez de volontaires, malgré le nombre élevé d'habitants, ont renchéri plusieurs orateurs bourgeois, à l'instar d'Alex Kuprecht (UDC/SZ). Un tel système risque d'attirer des «rambos» et des chômeurs sans perspectives.
De plus, le service militaire obligatoire permet de mobiliser autant de personnes que la menace l'exige, par exemple lors d'épidémies, a estimé Alex Kuprecht. Les partisans du modèle actuel ont aussi souligné qu'il permet de profiter des compétences que les soldats ont acquises dans leur vie professionnelle civile.
Pas abolir l'armée
Introduire une milice de volontaires est le premier pas vers une abolition de l'armée, ont dénoncé les orateurs des partis bourgeois.
C'est faux, a répondu Anita Fetz (PS/BS). L'initiative n'a pas pour but d'abolir l'armée, qui est très précieuse pour son caractère de milice, meilleure mesure contre le militarisme. Le texte a pour but de soulever le problème d'une «obligation fantôme».
A l'heure actuelle, seul un tiers, voire un quart des militaires accomplissent leur service obligatoire en entier, a estimé Roberto Zanetti (PS/SO). Il faut donc repenser le système.
Le conseiller fédéral Ueli Maurer a réfuté cette estimation. Selon lui, le nombre d'hommes en mesure de faire leur service militaire se monte à 60% et 45% des soldats le terminent. Il n'est pas si facile d'échapper à l'armée et les personnes qui le prétendent bluffent souvent, de peur de dire qu'elles ont été écartées pour raisons de santé.
0 comments:
Enregistrer un commentaire