«J'accepte de mener ce combat», a dit Léonard Bender aux plus de 700 membres présents. Il a mis en cause à la fois les trois sièges du PDC et les deux du Haut-Valais. «Sans vouloir allumer une guerre de religion, il faut poser le débat sur la table», a dit Léonard Bender.
Le nouveau candidat a demandé s'il est normal qu'avec 38% des voix le PDC majoritaire occupe trois sièges au gouvernement. Il a aussi posé la question de la représentation haut-valaisanne, qui occupe deux sièges gouvernementaux pour 26% de la population alors que le PLR représente 24% du corps électoral.
Discours combatif
«Les citoyens devront dire si un parti comme le notre, qui détient quatre présidences de ville et 28 sièges au parlement cantonal, doit être exclu du gouvernement», a dit Léonard Bender. Le ton du nouveau candidat s'est voulu résolument combatif à l'entame du second tour qui se déroulera le 17 mars.
Le président du parti Georges Tavenier a expliqué que le comité avait longuement analysé les résultats des élections de dimanche. Avec 24% des suffrages au parlement, le PLR est la première minorité du Valais romand. Seul le PDC du Valais romand totalise davantage de suffrages avec 26,4%.
«On ne pliera jamais sans se battre», a lancé Georges Tavernier. Selon lui, le PLR peut se poser en vainqueur de l'élection de dimanche au parlement. Il est le seul parti gouvernemental à avoir maintenu ses positions. «Et à ce titre nous devons aller au second tour».
La politique dans le sang
La candidature de Léonard Bender, 56 ans, fils de conseiller d'Etat valaisan, n'a provoqué aucun débat. L'homme n'est pas un inconnu. Il a présidé le PLR valaisan de 2001 à 2009, il fut vice-président du PLR suisse de 2004 à 2008, il a aussi été candidat au Conseil des Etats en 2007, mais a terminé derrière les deux candidats du PDC.
Christian Varone entend pour sa part faire le point sur son avenir professionnel. Il a déclaré à l'ats avoir plusieurs perspectives. Pour l'heure toutefois, il demeure commandant de la police cantonale valaisanne, même si son procès en Turquie peut constituer une épée de Damoclès sur son avenir. (ats/Newsnet)
Créé: 04.03.2013, 20h07
0 comments:
Enregistrer un commentaire