Même si l’état de santé du dirigeant socialiste sud-américain laissait présager du pire, la nouvelle a suscité une grande émotion chez les parlementaires de gauche: «En octobre, je l’avais vu de loin et il avait l’air en pleine forme, se souvient Mathias Reynard. Et puis il a rechuté. J’ai rencontré la semaine dernière l’ambassadeur du Venezuela en Suisse et il m’avait laissé entendre qu’Hugo Chavez était rentré au Venezuela pour mourir. Maintenant de nouvelles élections doivent avoir lieu dans le mois qui suit le décès. Elles seront difficiles pour le parti socialiste et son candidat Nicolas Maduro, contre Henrique Capriles.»
Antonio Hodgers observe que le Venezuela va vivre des heures délicates: «Hugo Chavez était considéré comme un «caudillo», le père ou le sauveur de la nation. C’est un trait de la culture politique sud-américaine très fort dans un pays comme le Venezuela. Quand le «caudillo» disparaît, le pays est déstructuré. Jusqu’ici le pays était divisé entre les pro et anti-Chavez. Maintenant qu’il n’est plus là, la question se pose de savoir quelle est la conséquence pour la démocratie. Pour l'heure, l’important est surtout que le pays reste stable.» (Le Matin)
Créé: 06.03.2013, 10h03
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