Le viol est un acte de violence qui transgresse les droits fondamentaux de la femme. Il ne peut être accepté, a souligné Walter Müller. La CES s'est donc prononcée lundi en faveur de la remise de la «pilule du lendemain» dans les cas de viols, suivant lors de son assemblée générale les recommandations de sa commission de bioéthique.
Après l'Allemagne et l'Espagne
L'emploi de la pilule ne peut toutefois intervenir que dans le cas où la conception du foetus n'a pas encore eu lieu. Selon l'Eglise catholique, la vie humaine débute avec la fécondation, et la pilule ne doit en aucun cas entraîner la mort d'une vie humaine.
Walter Müller reconnaît que la distinction entre contraception et avortement n'est pas toujours nette. Les évêques considèrent pour cela impératif que les femmes se fassent conseiller par des pharmaciens et médecins.
La décision de la CES ne surprend pas outre mesure, vu les prises de position similaires communiquées par les évêques allemands et espagnols ces dernières semaines. En Allemagne, le refus d'un hôpital catholique de Cologne d'accorder la «pilule du lendemain» à une victime présumée de viol avait provoqué un scandale et incité l'Eglise catholique à réagir. (ats/Newsnet)
Créé: 06.03.2013, 11h54
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