L'arrêté fédéral sur la politique familiale, qui doit réunir la double majorité du peuple et des cantons, est menacé, selon les projections de l'institut gfs.bern. Le canton de Genève a accepté le texte à 78% après dépouillement de plus 95% des bulletins de vote. Argovie, Nidwald, Schwyz et Glaris disent non, Fribourg accepte.
Le résultat sera serré au niveau national pour l'arrêté fédéral sur la politique familiale, selon les projections de l'institut gfs.bern. La tendance montre que le peuple accepterait de justesse l'article constitutionnel, a affirmé le politologue Claude Longchamp. En revanche, l'objet pourrait échouer à la majorité des cantons.
Le canton de Genève a accepté le texte à 78% après dépouillement de 90% des bulletins de vote. Les cantons d'Argovie, de Nidwald et de Glaris ont pour leur part dit non selon des résultats définitifs.
Concilier vie professionnelle et familiale
Soutenir toutes les mesures pour aider les parents à concilier vie professionnelle et familiale, c'est l'objectif de l'amendement à la Constitution fédérale sur lequel les Suisses votent dimanche.
L'arrêté fédéral sur la politique familiale prévoit en particulier que la Confédération assure une "offre appropriée de structures extrafamiliales et parascolaires". Si l'action des cantons ou de tiers n'est pas suffisante, le texte prévoit que la Confédération prenne le relais en fixant des dispositions à l'échelon national.
Besoins des familles
Selon le Département de l'Intérieur, l'économie suisse profiterait du fait que les femmes continuent à travailler après l'accouchement tout en réglant le problème de main d'oeuvre et de pauvreté des familles.
A l'opposé, le patronat craint que cet amendement engendre de nouvelles dépenses et ajoute un fardeau à la politique sociale, estimant à environ trois milliards de francs les surcoûts potentiels.
vkiss
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