«Nous n'avons pas assez de places en Suisse, principalement en détention fermée», constate le conseiller d'Etat zurichois Martin Graf, dans une interview parue dans la «Schweiz am Sonntag».
Le manque de places dans les prisons entraîne en retour une surpopulation des cellules de détention préventive, où des condamnés doivent attendre trop longtemps une place dans un établissement pénitentiaire, explique le président de la Commission pour l'exécution des peines et les établissements de détentions de la CCDJP.
Champ-Dollon en point de mire
Le manque de places est particulièrement criant en Suisse romande, où «jusqu'à trois prisonniers doivent se partager une seule cellule». Et de citer l'exemple frappant de la grève des gardiens de la prison de Champ-Dollon, à Genève, lundi passé.
Environ 170 d'entre eux ont manifesté à l'entrée de l'établissement pour dénoncer la détérioration de leurs conditions de travail. Ils demandent au canton d'embaucher très rapidement du personnel supplémentaire. Alors que la prison de Champ-Dollon est prévue pour accueillir 370 détenus, ils sont actuellement près de 800.
Les faiblesses du système fédéral
Martin Graf pointe les faiblesses du système fédéral de détention lorsqu'il s'agit de faire évoluer les choses en Suisse. Il relève cependant l'amélioration ces dernières années de la collaboration entre les trois concordats responsables de la détention.
La création d'un centre de compétence suisse pour la détention est ainsi discutée, selon le conseiller d'Etat écologiste. Il permettrait d'agir sur des thèmes de façon ciblée. Et de remarquer que dans le domaine de la formation des employés de prisons, il existe déjà des standards pour toute la Suisse.
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