Le troisième candidat, le sans-parti Toni Stadelmann, a obtenu 761 voix. 3870 électeurs ont déposé un bulletin blanc dans l'urne, nettement moins qu'au premier tour où 13'675 personnes n'avaient pas voulu départager les candidats.
Au coude à coude
Richard Wolff s'est montré dans une première réaction très heureux de ce résultat. «Comme attendu, cette victoire s'est jouée sur le fil, et ce jusqu'au dernier cercle électoral», a-t-il déclaré. Il ignore encore de quel département il héritera, la répartition ayant lieu le 15 mai.
Le nouveau municipal a énuméré plusieurs thèmes dans lesquels il voulait s'engager: l'habitat, les transports, la prise en charge de l'enfance et la mise en oeuvre de la société à 2000 watt. Il n'écarte pas les questions d'impôts.
Marco Camin, déçu, s'explique sa défaite par une meilleure mobilisation de l'électorat de la part de son adversaire Richard Wolff. Il a critiqué les compte-rendus de la presse sur la campagne électorale, estimant que la presse s'était davantage intéressée à des détails qu'aux arguments des candidats.
Gauche surreprésentée
Avec cette élection, le rapport des forces politiques à la ville de Zurich penche très à gauche: l'exécutif de la ville ne compte plus que deux représentants bourgeois, un PLR et un PDC. Le PS a quatre sièges, les Verts deux et la Liste alternative en a désormais un.
Cette surreprésentation de la gauche pourrait mener à des blocages avec le Parlement de la ville. L'UDC, le PLR et les Vert'libéraux, qui votent souvent ensemble, disposent de 53 sièges. Le PDC en a sept. Le PS, les Verts et la Liste alternative en compte au total 59. Il y a enfin quatre membres du Parti évangélique et deux Démocrates Suisses.
Les prochaines élections pour la ville se déroulent en février 2014. Impossible de pronostiquer pour l'heure comment les cartes seront redistribuées. Seul certitude: le directeur des affaires sociales, Martin Waser (PS) ne se représentera pas. (ats/Newsnet)
Créé: 21.04.2013, 18h33
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