Le verdict devrait avoir un impact considérable. Il portera sur la légitimation à recourir d'Helvetia Nostra et sur la date à partir de laquelle l'initiative est applicable.
Plus de 2000 procédures ont été engagées dans toute la Suisse devant les cantons et les communes à la suite de l'acceptation, en mars 2012, de l'initiative Weber plafonnant le nombre de résidences secondaires à 20% par commune.
En Valais, le Tribunal cantonal s'est plaint d'être au bord de l'engorgement à la suite de ce déferlement de procédures, sans précédent dans les annales judiciaires. Pointée du doigt, l'association rappelle qu'elle se bat en premier lieu pour obtenir la reconnaissance de sa qualité à recourir. L'association conteste toutes les autorisations de construire délivrées entre le 11 mars et le 31 décembre 2012.
Tâche fédérale
Elle a recouru tous azimuts contre les décisions qui lui dénient la légitimation à recourir. Son avocat Pierre Chiffelle soutient que l'article constitutionnel sur les résidences secondaires relève de la protection du paysage et que, dès lors, l'association a ce droit.
Le canton du Valais conteste cette argumentation. Il soutient que l'application de l'initiative n'est pas une tâche fédérale mais cantonale.
Pour l'heure, le TF s'est limité à accorder l'effet suspensif aux recours d'Helvetia Nostra. Il a indiqué que «l'intérêt à la clarification des voies de droit d'une part, et à la protection de la nature et du paysage en jeu d'autre part, doit l'emporter».
Ce point crucial être être examiné par le TF lors de la séance publique qu'il consacrera à cette affaire. Une autre question controversée porte sur la validité des permis de construire octroyés entre le 11 mars et le 31 décembre 2012.
L'initiative Weber a provoqué l'an dernier un bond des demandes de permis de construire pour des résidences secondaires. Dans certaines régions touristiques, la hausse a atteint l'an dernier plus de 200% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
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