Le Tribunal, qui a permis au ravisseur de Marie de ressortir de prison en janvier, était surchargé et désorganisé, a appris la RTS jeudi. La commission de haute surveillance du Grand Conseil avait fait part de ses doutes à deux reprises.
Suite au meurtre de Marie, plusieurs éléments remontent à la surface. La justice vaudoise est sous le feu des critiques depuis mercredi, alors que le président du Tribunal cantonal Jean-François Meylan a admis que la décision d'accorder l'effet suspensif à la réincarcération de son ravisseur était "inadéquate".
Un tribunal deux fois sur la sellette
Le Tribunal des mesures de contrainte et du Juge d'application des peines, qui a permis par sa décision du 14 janvier 2013 au ravisseur de ressortir de prison, a fait l'objet par deux fois d'observations de la part de la commission de haute surveillance du Grand Conseil, a appris la RTS. Cette commission, née dans le cadre de la réforme judiciaire vaudoise, a fait part de ses inquiétudes en 2011, lors de sa première année d'existence, et encore dans son rapport 2012.
Surcharge de travail constatée
La commission présidée par Jacques-André Haury, chef du groupe Vert'libéral, avait notamment constaté en 2011 une surcharge de travail et une inadéquation entre le nombre de magistrats et le personnel administratif de ce Tribunal. Après son premier rapport, la commission constate à nouveau en 2012 que la situation n'est pas satisfaisante, notamment au niveau de la rotation du personnel.
Tribunal cantonal interpellé
Elle interpelle le Tribunal cantonal qui doit présenter des mesures d'améliorations de la situation. Contacté par la RTS, le Tribunal répond être en train d'étudier la question et qu'un rapport sera rendu dans les délais légaux. Il ne se prononce pas pour l'instant sur un éventuel lien avec l'affaire du ravisseur de Payerne.
Laurence Jobin/lan
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