Combien sont les Suisses qui souffrent d’illectronisme, l’illettrisme des nouvelles technologies? Aucune statistique ne mesure précisément le phénomène dans notre pays, mais l’on peut tabler sur une proportion semblable à celle de la France: environ 15% comme l’a récemment souligné Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet pour le ministère de la Recherche et de l'Economie.
Exclusion sociale
«Il ne va pas de soi de se passer des connaissances de base concernant les nouvelles technologies, note Sandrine Bavaud, responsable sensibilisation à l’Association Lire et Ecrire. Pour elle, les personnes touchées par l’illectronisme risquent de se trouver en situation d’exclusion sociale et professionnelle.
L’impact est potentiellement fort dans le cadre professionnel, où même des métiers dits «manuels» subissent une informatisation, par exemple au niveau administratif (demande de congé, gestion du matériel, communication interne, etc.). Mais la difficulté à utiliser les nouvelles technologies de l’information est aussi pénalisante dans les rapports sociaux (tchat, réseaux sociaux, courriels), ou simplement l’accès à l’information (horaires en ligne).
Les jeunes aussi
Des aspects socio-économiques, et d’âge entrent en jeu, mais les personnes âgées ne sont pas les seules à être exposées à l’illectronisme. «On trouve une proportion non négligeable de jeunes qui éprouvent des difficultés avec l’usage d’Internet et des nouvelles technologies de l’information. Les problèmes interviennent, dès que l’on sort d’un contexte de jeux vidéo ou de réseau social», a souligné Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet pour le ministère de la Recherche et de l'Economie, au site Atlantico. (Newsnet)
Créé: 17.05.2013, 11h11
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