Ce système entraînera pour les titulaires de brevets une hausse des coûts de 530 francs pour une durée de protection de dix ans et de 4180 francs pour une période de vingt ans. La taxe de prolongation de la protection d'une marque pour dix ans passera quant à elle de 550 à 700 francs.
Tenir compte du succès
En recourant à un échelonnement, l'IPI peut maintenir à bas niveau les taxes perçues à l'obtention du droit. A ce moment, on ne connaît pas encore le succès d'un produit. Ce qui n'est plus le cas lorsqu'il s'agit de s'acquitter des taxes de renouvellement.
L'augmentation progressive ne suscitera pas une charge trop lourde en cas de réussite. A l'inverse, cela incitera les titulaires à renoncer à leur titre si la marque ou le brevet n'est plus utilisé sur le marché.
Besoin d'argent
Jusqu'ici, l'IPI avait à dessein renoncé à augmenter ses tarifs. Mais les pertes passagères consenties ont été plus importantes que prévu. Les recettes provenant des annuités des brevets européens sont restées très en deçà des montants imaginés, la mauvaise conjoncture a entraîné une forte contraction des produits financiers et l'institut a dû passer à la caisse pour financer le Tribunal fédéral des brevets.
Résultat: son capital a baissé au cours des cinq dernières années, de 81 à 56 millions de francs.
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