Plusieurs personnalités étaient de la partie comme les anciens conseillers fédéraux Adolf Ogi et Joseph Deiss, Peter Spuhler, l'ancien conseiller national UDC et directeur de Stadler Rail. Les cantons reliés par le Lötschberg étaient représentés par Barbara Egger-Jenzer, conseillère d'Etat (PS/BE), et son homologue valaisan Jean-Michel Cina (PDC).
Train historique
Avec leur acte de pionnier plein de courage, ceux qui ont percé le tunnel ont fait énormément pour l'évolution du système ferroviaire en Suisse, a ajouté la ministre des transports. «Depuis, la politique suisse des transports a été largement marquée par le chemin de fer du Lötschberg. Une ligne essentielle pour passer les Alpes autant au niveau national qu'européen», a-t-elle poursuivi, selon le texte écrit de son discours. La ministre des transports et de l'environnement s'est rendue dans l'Oberland bernois à bord d'un train spécial réservé aux invités. Après la partie officielle, le public a pu profiter des diverses animations, dont le voyage de retour à Kandersteg (BE), à bord de matériel roulant historique et moderne.
Rôle essentiel de la France
Il y a 100 ans, le canton de Berne, mais également la France, ont joué un rôle essentiel dans la promotion de cette ligne perçue alors comme une rivale du Gothard par la Confédération.
Le canton de Berne planchait depuis des décennies sur un projet de liaison avec le sud. L'ouverture du Simplon en 1906 donna un coup d'accélérateur aux ambitions bernoises. La même année était en effet fondée la Compagnie du chemin de fer des Alpes bernoises (BLS).
Les 74 millions de francs nécessaires à la construction des rampes nord et sud ainsi qu'au tunnel de 14,6 km seront réunis auprès d'investisseurs français et bernois avant tout. La France était intéressée à participer à l'ouverture d'un axe nord-sud après avoir perdu en 1871 l'Alsace-Lorraine au profit de la Prusse. Paris perdait ainsi son accès le plus direct vers le sud par le Gothard.
Axe aujourd'hui saturé
Le vote sur les nouvelles transversales alpines en 1992 a donné un nouvel essor au BLS. En 2007, le tunnel de base a été ouvert au trafic mais seul un tiers de la galerie est équipé en double voie. Cet axe est aujourd'hui saturé. Une partie du trafic, notamment le transbordement des voitures, passe toujours par la ligne de la montagne à Kandersteg.
Les festivités se poursuivent dans l'Oberland bernois dimanche. Les 7 et 8 septembre, c'est sur le versant valaisan que la fête reprendra de plus belle. (ats/Newsnet)
Créé: 29.06.2013, 20h43
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