dimanche 28 juillet 2013

La thérapie priviliégiée à la prison

La thérapie priviliégiée à la prison

En 2004, le peuple votait en faveur de peines plus sévères contre les délinquants dangereux. Mais elles ne sont que peu appliquées.Le nombre d'internements à vie est en net recul. Depuis la révision de la loi pénale en 2007, découlant de la volonté populaire de 2004, il est en moyenne de 4,6 par année. Leur nombre était de 18 auparavant, peut-on lire dans la «NZZ am Sonntag».

Il semble que les juges préféreraient prononcer des mesures thérapeutiques. Au cours des deux dernières années, le nombre de condamnés à suivre un traitement en milieu fermé est passé de 366 à 800. Corollaire: le nombre de personnes incarcérées a drastiquement diminué. Cette manière de procéder a également une répercussion financière puisqu'une place en milieu de soins coûte deux fois plus qu'une place en prison.

En droit pénal, le principe fondamental reste qu'il est préférable d'obliger un condamné à se faire soigner plutôt que de le priver de sa liberté. Pour autant qu'il y ait une chance, aussi petite soit-elle, que la thérapie soit profitable. Au sein de l'UDC, des voix s'élèvent déjà pour revoir le code pénal et faire en sorte que la mesure théra­peutique ne soit choisie que s'il y a de bonnes chances qu'elle évite la réci­dive, indique la conseillère nationale Natalie Rickli.

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