vendredi 1 mars 2013

«Bon sang, je vais tous vous tuer!»

Les collègues du forcené de Menznau (LU) témoignent de changements inquiétants dans le comportement de Viktor B., ainsi que de menaces, peu avant le drame de mercredi.Le forcené était devenu méconnaissable aux yeux de ses collègues, dans les semaines précédant le drame, écrit le «Blick». «Viktor n'avait plus la tête à travailler, confie l'un de ses supérieurs, je pouvais lui donner une tâche, mais une demie-heure plus tard, il avait tout oublié».

Le quotidien évoque un entretien tendu, au début de l'année. Son chef explique qu'il avait remarqué que Viktor B. avait les yeux brillants. «Vous prenez des médicaments? Est-ce qu'on peut vous aider?» Mais l'employé avait décliné la proposition. Il avait répondu qu'il réglerait le problème «à sa manière».

Quelques jours plus tard, un incident était survenu pendant le service de nuit. Lorsqu'un collègue avait demandé à Viktor B. «pourquoi il voulait tout faire tout seul», ce dernier lui aurait lancé: «Bon sang, je vais tous vous tuer!» Récemment, la direction de Kronospan avait décidé de mettre en congé son collaborateur.

Paranoïa

Des témoins parlent aussi d'une tendance à la paranoïa. «Il pensait qu'on le photographiait dans son intimité et que l'on mettait les photos sur internet. Personne n'a jamais fait une chose pareille. Mais il devenait toujours plus méfiant», évoque un collègue de la scierie Kronospan. Quelle était la raison de ce malaise grandissant? Selon un ami proche, le mariage de Viktor B. battait de l’aile, et le quadragénaire perdait pied à l’idée de ne plus voir ses enfants.

Jeudi, au lendemain de tragédie, une cérémonie d’hommage aux trois victimes du forcené a été célébrée à Willisau. Six personnes sont toujours hospitalisées.

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