Se demandant si un maçon de formation est compétent sur le sujet, le tribun zurichois le soupçonne d'être commandité par l'agence de communication Farner qui avait un mandat pour le Rafale, avion écarté par le Conseil fédéral au profit du Gripen.
Les accusations sont développées selon le schéma typique de «Teleblocher», a analysé la cheffe du groupe parlementaire PLR Gabi Huber, venue soutenir son président. Philipp Müller est disqualifié en raison de sa profession, Christoph Blocher concède qu'on ne peut rien prouver avant d'y aller du pire sous-entendu possible pour un politicien: celui d'être vendu.
Attaques à venir
«Cette attaque sous la ceinture m'a beaucoup surpris et blessé», s'est indigné Philipp Müller. «Je pourrais entreprendre des démarches juridiques, mais je trouve ça vraiment trop stupide.» L'Argovien dit être venu devant la presse en raison des nombreuses réactions reçues et en prévision de suites à cette attaque.
Les accusations sont entièrement sans fondements, a-t-il assuré. Les positions que j'ai défendues dans la NZZ sont celles des membres de notre parti dans les commissions de sécurité des Chambres. Elément piquant selon le libéral-radical, Christoph Blocher émet lui aussi des doutes sur le Gripen dans la NZZ am Sonntag le dimanche suivant.
Pour l'Argovien, la ligne rouge a été franchie. Cela va rendre la la collaboration avec les partis bourgeois, et en particulier l'UDC «très, très difficile». L'aspect émotionnel et humain joue un grand rôle même s'il ne faut pas s'attendre à des votes de protestation du groupe parlementaire, a-t-il averti.
Venue assister à la conférence de presse, la secrétaire générale adjointe de l'UDC Silvia Bär s'est vite éclipsée de la salle. (ats/Newsnet)
Créé: 31.08.2012, 18h02
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