Seulement voilà, les premiers tests ont mis en évidence sur l’emplacement des futurs rails la présence d’escargots protégés, comme l’hélice carénée (Hygromia cinctella), l’ambrette terrestre (Succinella oblonga), le maillotin strié (Truncatellina claustralis) ou le maillot des mousses (Pupilla muscorum). Que faire? Le projet à 17 millions, financé par les deux Bâles à parts égales, traîne en longueur et suscite des critiques alors qu’il doit encore passer par les deux Parlements. Entre les deux cantons, le ton monte. «Pour l’administration de Bâle-Campagne, les escargots menacés ne sont qu’un prétexte. De fait, Bâle-Ville ne se presse guère parce qu’il a moins d’intérêt à la nouvelle ligne que Bâle-Campagne», affirmait récemment la Basler Zeitung en se basant sur les déclarations d’un fonctionnaire de Liestal (BL).
Les escargots sont sauvés
Quant aux principaux intéressés, les escargots, ils ont réussi finement à tirer leur épingle du jeu. Mis en évidence par les médias bâlois, les gastéropodes ne pouvaient plus achever leur existence broyés par les pelleteuses. «Nous avons prélevé un morceau de terrain avec des escargots et l’avons transplanté dans un autre biotope. Les résultats sont concluants. Nous pourrons poursuivre à plus grande échelle», a encore ajouté Jane Hahn. Berne n’avait pourtant aucun moyen de s’opposer au massacre éventuel des mollusques. «La liste rouge des escargots menacés a une valeur indicative. Elle ne comporte pas d’obligations», précise Sarah Pearson, cheffe de la Section espèces, milieux naturels et réseaux écologiques de l’OFEV. Les travaux commenceront finalement en 2015, avec une bonne année de retard sur le timing initial. (Le Matin)
Créé: 20.08.2012, 07h40
0 comments:
Enregistrer un commentaire