«A Lausanne, il y a des cas comme ça tous les jours...», aurait-on confié à Nathalie au poste de police. Un faux lecteur de carte, une mini-caméra habilement dissimulés, et voilà une carte bancaire reproduite en un clin doeil. Depuis lexplosion du nombre de cas de skimming en 2011, Vaud tient le haut du pavé chez les Romands, même si le total évoqué par la police cantonale comprend aussi les personnes piratées à létranger. Lannée dernière, le canton de Genève avait recensé 150 affaires. En 2012, Neuchâtel a déjà dénombré une quarantaine de cas. Fribourg a compté cinq piratages durant le premier semestre et le Valais trois. Bancomats, automates à billets, shops de stations essence, caisses de supermarchés... de nombreux appareils sont utilisés par les skimmers.
Cest également au Mexique et début août quune autre Lausannoise sest vu soutirer des milliers de francs. Selon elle, son piratage a eu lieu dans une Coop. «Des malfrats se laissent enfermer la nuit dans des supermarchés pour y installer leur matériel», confirme Olivia Cutruzzolà. La porte-parole de la police vaudoise explique que des infractions ont ainsi eu lieu avant lété. Chez Coop, on dément formellement...
*Prénom fictif
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