Lors de cette rencontre quadripartite inédite - Berlin n'y prenant habituellement pas part - Didier Burkhalter a appelé l'Allemand Guido Westerwelle, la Liechtensteinoise Aurelia Frick et l'Autrichien Michael Spindelegger à se joindre à la Suisse pour «lancer une initiative devant l'ONU visant à supprimer la peine de mort», a indiqué mercredi Jean-Marc Crevoisier, porte-parole du DFAE. «La proposition a reçu un bon accueil», ajoute-t-il.
Les quatre ministres ont également évoqué la crise syrienne. Le chef de la diplomatie helvétique a proposé d'envoyer une lettre au Conseil de sécurité pour que les auteurs de crimes contre l'humanité, de part et d'autre du conflit, soient jugés devant la Cour pénale internationale (CPI).
Didier Burkhalter en a profité pour rappeler que la Suisse conteste le droit de veto, plaidant pour une réforme du fonctionnement du Conseil de sécurité, a ajouté Jean-Marc Crevoisier.
Fiscalité
En matière de fiscalité, le conseiller fédéral a rappelé que les accords fiscaux bilatéraux prévoyant un impôt libératoire étaient la meilleure solution pour chacune des parties, espérant leur entrée en vigueur l'année prochaine, a indiqué le porte-parole.
En ce qui concerne l'accord avec Berlin, Didier Burkhalter a par ailleurs confirmé «qu'il n'y aurait pas de nouvelles négociations», comme l'avait déjà annoncé lundi la présidente de la Confédération et ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf. Son homologue allemand Guido Westerwelle a abondé dans le même sens sur les ondes de la radio alémanique DRS.
La Suisse a conclu de tels accords avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Autriche. En Allemagne, la ratification du texte par le Bundesrat - la Chambre des Länder au Parlement allemand - est menacée, les députés sociaux-démocrates opposés au traité y ayant la majorité. (ats/Newsnet)
Créé: 22.08.2012, 19h01
0 comments:
Enregistrer un commentaire