Christoph Mörgeli accuse la conseillère d'Etat d'avoir refusé de dessaisir le recteur de l'Université de Zurich du dossier de son licenciement, alors qu'elle n'en a pas le pouvoir. Seul le conseil de l'Université est apte à se prononcer sur une telle question, a indiqué vendredi à l'ats Manfred Küng, avocat de M. Mörgeli. Il confirmait une information révélée par la radio alémanique SRF.
Décision non documentée
D'après l'avocat, Mme Aeppli n'a en outre pas documenté sa décision par écrit. Fin novembre, le Tribunal administratif zurichois a refusé d'entrer en matière sur un recours de Christoph Mörgeli contre la décision de la ministre de ne pas dessaisir le recteur du dossier du licenciement du politicien.
Le politicien contestait l'impartialité du recteur car il avait annoncé le licenciement une semaine avec la décision formelle. Le tribunal a souligné que c'est la direction sans le recteur et non pas le conseil de l'Université qui aurait dû se prononcer sur le licenciement. Mais il n'est lui-même pas compétent pour casser une décision de licenciement.
«Complot politique»
A peine licencié, M. Mörgeli avait en outre déposé un recours sur le fond de son licenciement. Ce recours n'a pas encore été traité. Fin septembre, l'Université de Zurich a décidé de licencier M. Mörgeli en raison de son travail jugé insuffisant à la tête du Musée d'histoire de la médecine et de ses attaques dans les médias contre ses supérieurs.
Christoph Mörgeli se dit victime d'un complot politique. Il a annoncé en novembre vouloir briguer le poste de recteur. L'actuel titulaire se retire en 2014.
0 comments:
Enregistrer un commentaire