Pour les organisateurs, ce rassemblement doit poser un «jalon clair et net pour une Suisse libre et indépendante». L'UDC attend environ un millier de personnes à cette commémoration qui se déroulera dans une ville qui affiche une sensibilité de gauche, même si l'UDC a fait son entrée à l'exécutif lors des élections de septembre.
Bienne a été choisie car elle symbolise l'avenir, le thème de cette manifestation. «Nous ne voulions pas nous rendre sur le Grütli qui incarne le passé», a expliqué à l'ats le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG), membre du comité d'organisation. Bienne est une ville industrielle qui a su évoluer, a-t-il ajouté en rappelant son rôle de pont entre la Suisse romande et la Suisse alémanique.
Surveillance policière
La police cantonale bernoise a été en contact durant cette semaine avec les autorités de la ville et les organisateurs pour assurer le bon déroulement de cette manifestation. «On sera présent avec un certain dispositif», a expliqué à l'ats Nicolas Kessler, porte-parole de la police.
Des coups de canon et l'arrivée de porteurs de drapeaux accompagnés de sonneurs de cloches marqueront le coup d'envoi du rassemblement anti-européen. Des orateurs prendront ensuite la parole, notamment le sociologue genevois Uli Windisch et le conseiller national UDC et ancien conseiller fédéral Christoph Blocher. La suite de cette fête se déroulera sous une tente avec des animations musicales.
Cette commémoration intervient alors que l'idée d'une adhésion à l'Espace économique européen (EEE) ressurgit. Le président du PDC Christophe Darbellay veut en effet relancer le débat sur l'EEE. En octobre, l'ancien secrétaire d'Etat Franz Blankart avait affirmé lui que seul un EEE adapté à la situation actuelle sortira la Suisse de son impasse vis-à-vis de l'UE.
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