Il n'est pas un cas isolé. Lentraîneur de Chiasso, Livio Bordoli, estime que sans ces allocations chômage, «les clubs dotés d'un petit budget n'auraient aucune chance». Il avoue que trois de ses joueurs ont été ainsi engagés. Leader du classement, Aarau reconnaît également avoir un joueur dans cette situation. «Les footballeurs aussi ont le droit de pointer», résume le président du club, Alfred Schmid.
Tromperie
Ces agissements font tiquer le chef de l'Office de l'emploi et de l'économie argovien, Thomas Buchmann: «Ça peut fonctionner dans des cas exceptionnels,. Mais ce serait une tromperie.» De fait, le joueur ainsi «subventionné» doit être en mesure de quitter son job immédiatement pour un engagement à plein temps et il est aussi tenu de chercher un emploi complémentaire. Des conditions difficiles à remplir dans le cas dun footballeur.
Le succès de ce «truc» nest pas automatique ce qui a le don dagacer les dirigeants de certaines équipes. Ainsi, un joueur que voulait embaucher le FC Bienne sest vu refuser les indemnités par son canton de résidence, Neuchâtel. Pour le club du Seeland, le soutien à géométrie variable des caisses de chômage «fausse la concurrence».
0 comments:
Enregistrer un commentaire