Rien de choquant au contraire pour le conseiller national Jean Christophe Schwaab (PS). Selon lui, l'interprétation faite par l'élu de la droite nationaliste, est erronée. Explications.
Le Matin: Jean Christophe Schwaab, pourquoi ces extraits de rapport ne vous choquent pas?
Jean Christophe Schwaab : Quand on défend quelque chose d’indéfendable, comme la protection des évadés fiscaux, il ne faut pas s’étonner qu’on se fasse des ennemis dans les autres démocraties. Surtout quand on en fait un mythe national. Avoir un modèle d’affaires qui consiste à protéger et à encourager l’évasion fiscale ne peut que nous affaiblir et nous mettre dans la situation où nos voisins constatent nos faiblesses.
Ceux qui créent la fragilité de la Suisse, c’est précisément ceux qui s’accrochent becs et ongles à ce qui cause tout nos ennuis, c'est le parti UDC. Ce parti crée fragilité de la Suisse parce qu'il s'accroche à un secret bancaire en train de disparaître, quoi qu'on fasse.
Le Matin: N'est-ce pas choquant de vouloir faire «craquer la Suisse» sous prétexte de s'en prendre à d'autres pays qui, eux, font partie de l'Union européenne?
Non, et cela n'a rien d'étonnant non plus. Comme nous ne sommes pas dans l’Union européenne, ces visées ne nous regardent pas vraiment... Mais le fond de l'affaire c'est que si nous étions vertueux et que nous combattions l’évasion fiscale avec les autres pays, personne ne nous créerait les ennuis que nous connaissons actuellement. On s’attaquerait directement aux îles anglo-normandes, au Luxembourg, éventuellement au Delaware.
Cela ne me surprend pas que les Français choisissent la stratégie la plus efficace pour combattre l’évasion fiscale. Nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes. (Newsnet)
Créé: 14.12.2012, 13h35
0 comments:
Enregistrer un commentaire