Son travail, intitulé «La politique migratoire de la Suisse dans le contexte de la sécurité nationale et contextes mondiaux», a été passé au peigne fin par l'Institut de psychologie de l'Université de Zurich, de manière fortuite, selon le quotidien zurichois.
Le rapport cite l'exemple d'une phrase, expliquant la teneur des accords de Schengen, qu'on retrouve mot pour mot sur l'encyclopédie en ligne. Dans son travail, Doris Fiala n'utilise pas de guillemets, ni de mention de la source.
«J'ai toujours bien cité»
Parmi les 213 pages du travail, 270 phrases suspectes ont été détectées. Un chiffre à prendre avec des pincettes, car bon nombre de sources sont citées dans les notes de bas de page. Toutefois, des dizaines de citations réellement erronées ont été repérées. La conseillère nationale se défend: «J'ai épluché des tonnes de matériel. J'ai toujours cité correctement mes sources».
Doris Fiala assure que chaque phrase est de son fait: «Mon travail était une première et reposait évidemment sur une multitude de sources. De plus, il a été salué par mes collègues. En ce sens, j'ai la conscience tranquille».
Le porte-parole de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, Roman Klinger, a appris ces allégations par la presse et assure qu'une enquête interne va être ouverte.
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