Selon Adrian Amstutz, si le Conseil fédéral et le Parlement ne décident pas de mesures leur permettant de pouvoir à nouveau contrôler l'immigration, l'UDC lancera un référendum contre l'extension à la Croatie. «Il y aura bientôt 10 millions d'habitants en Suisse, le pays ne peut pas le supporter.»
Long délai d'application
«Depuis trois ans, le PLR réclame que la Suisse lutte mieux contre les abus de la libre circulation, notamment au niveau des prestations sociales et de la durée des autorisations de séjour», relève Philipp Müller, président du PLR. Selon lui, l'accord doit être orienté dans ce sens.
Il demande que la délégation suisse soit chargée de négocier avec Bruxelles le délai d'application le plus long possible avec les contingents correspondants les plus bas.
Mesures pour le marché du logement
Le PS salue dans un communiqué la teneur du mandat de négociation décidé par le Conseil fédéral. Il réclame toutefois un deuxième paquet de mesures efficaces dans les domaines fonciers et du logement, en plus du renforcement des mesures d'accompagnement pour le marché de l'emploi contre le dumping salarial, les faux indépendants et le travail au noir.
Contacté, Christophe Darbellay, président du PDC, a qualifié de «logique» la démarche du Conseil fédéral. Il faut néanmoins que les propositions de mesures d'accompagnement pour le marché du travail soient étudiées très attentivement, au vu de la préoccupation majeure de la population face à ce thème.
L'union patronale suisse (UPS) estime que l'extension de l'accord de libre circulation des personnes à la Croatie représente une conséquence logique des traités signés avec l'Union européenne. Selon son directeur, Thomas Daum, il convient d'adopter un délai d'application et un contingentement similaires à ceux réglant les relations en la matière avec la Roumanie et la Bulgarie.
Thomas Daum ne s'attend pas à voir affluer des Croates en nombre en Suisse. L'économie suisse ne devrait pas afficher une importante demande pour de la main d'oeuvre croate, du fait de manques au niveau linguistique ainsi qu'en matière de qualifications et de formation.
Réglementation du marché du travail
Travail.Suisse veut pour sa part lier l'approbation d'un accord de libre circulation des personnes avec la Croatie à des améliorations de la réglementation du marché du travail. Les mesures d'accompagnement doivent pouvoir bénéficier d'un financement suffisant, exige Susanne Blank, la responsable de la politique économique de l'association d'employés.
Enfin, l'Union syndicale suisse (USS) n'a pas souhaité prendre position. La centrale syndicale veut d'abord analyser les effets des mesures d'accompagnement, notamment celles visant la responsabilité solidaire et les travailleurs pseudo-indépendants, a indiqué son porte-parole Thomas Zimmermann. (ats/Newsnet)
Créé: 07.12.2012, 18h21
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