Les élus de droite au Parlement veulent que l'initiative sur la caisse maladie publique soit soumise au peuple rapidement et sans le contre-projet proposé par Alain Berset. Deux interventions parlementaires en ce sens sont déposées cette fin de semaine, a appris RTSinfo.
Les partis de droite lancent une réaction coordonnée au contre-projet du chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI), le socialiste Alain Berset, concernant l'initiative de la gauche en faveur d'une caisse maladie publique. Selon nos informations, deux interventions parlementaires sont déposées cette fin de semaine pour demander que le texte soit soumis au peuple rapidement et sans contre-projet.
La droite maintient ainsi la pression sur le conseiller fédéral socialiste, après l'offensive mardi contre ses propositions pour réformer les retraites. Seule différence: cette fois, les vert'libéraux ne suivent pas le mouvement.
Des arguments connus depuis longtemps
Le contenu des deux motions est identique. Elles émanent du démocrate-chrétien Urs Schwaller (au Conseil des Etats) et du libéral-radical Ignazio Cassis (au Conseil national). Pour ces élus, il n'y a aucune raison d'attendre plus longtemps avant de voter sur la caisse unique. "La question est suffisamment claire, le peuple s'est déjà exprimé deux fois sur la caisse unique et publique", explique Ignazio Cassis, qui relève que les arguments sont connus depuis longtemps. "Il faut amener la discussion au Parlement et rapidement devant le peuple".
La droite veut une votation avant 2015
Mais ce qui dérange vraiment la droite, c'est le calendrier. Car l'élaboration d'un contre-projet pourrait amener cet objet devant le peuple en 2015 seulement - une année particulière, puisque ce sera celle des prochaines élections fédérales. Ignazio Cassis craint ainsi que cet objet soit exploité uniquement dans un but de marketing électoral.
Ces motions ont également et clairement pour but de mettre la pression sur le Département fédéral de l'intérieur et montrer les rapports de force. Elles indiquent également que les propositions du contre-projet, notamment la séparation des activités de l'assurance de base et des assurances complémentaires ou la création d'une réassurance pour les très hauts coûts, ont peu de chance d'obtenir une majorité au Parlement.
Chrystel Domenjoz/oang
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